Chemin de Provence
Photo fondation-patrimoine.org

Se souvenir de Giono...

Dans la nuit du 8 au 9 octobre 1970, toi le « voyageur immobile », tu as fait une dernière course sur les toits de Manosque en compagnie du Hussard, si proche de ton père, Jean-Antoine, ce cordonnier anarchiste d'origine piémontaise qui t'inspirera si bien Jean le Bleu.

Peut-être qu'Accompagnés de la flûte, avec Crésus ou Un de Baumugnes, tu t'allongeras sur ta Colline ensoleillée pour contempler encore une fois cette ville qui t'a vu naître, vivre et mourir.

Jean Giono, tu nous as entraînés sur Les grands chemins et appris à écouter L'eau vive. Tu nous as montré à quel point la nature peut être belle, et en même temps cruelle, destructrice mais purificatrice.

Tu nous as fait redécouvrir ou découvrir par tes écrits et tes images, ce pays de Haute Provence parfois si rude mais toujours émouvant. Tu nous as donné à voir Les âmes fortes qui y vivent alors que d'aucuns ne voyaient que L'Homme qui plantait des arbres ou les rustres de Regain.

Et ne nous fait pas croire que tu fus Un roi sans divertissement !

Puis tu t'envoleras rejoindre Le serpent d'étoile pour danser avec les bergers en écoutant Le chant du Monde

Que ta joie demeure... 

En 1972 au Paraïs, dans la maison que Jean Giono acheta en 1929, sur le flanc sud du Mont d'Or, qui domine Manosque et dans laquelle il écrivit la majeure partie de son œuvre, sa fille Aline et Henri Fluchère, critique littéraire et universitaire, qui fut maire de Sainte-Tulle et conseiller général, créèrent l'Association des amis de Jean Giono. Celle-ci concourt à la mémoire de son œuvre et de sa vie. Elle encourage et favorise la recherche universitaire, inventorie et conserve les archives de Giono, soutient et organise différentes manifestations (colloques, journées d'études, expositions, spectacles) comme les Rencontres Giono, en juillet à Manosque.

© By Clin

Photo : https://www.fondation-patrimoine.org 

 

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