Photographie Philippe Clin
Le Petit  Luberon sur la commune de Bonnieux

HISTOIRE DU LUBERON

Si l´on en croit les historiens, le Luberon commence à être habité au paléolithique, c´est-à-dire dès 200 000 av. J.C.
L´être humain vit alors dans des cavernes semi-ouvertes : les " baumes " du Luberon. La plus connue : La baume des Peyrards à Buoux. La combe de Lourmarin et les grottes des gorges du Régalon et du Calavon ont abrité les hommes de l´époque de la pierre taillée, et leur ont servi de lieu de sépulture. L´élevage et l´agriculture sont pratiqués dès le début du Néolithique.( 6 000 à 1 800 avant J.C.).
Le Luberon devient très vite une région de transit et d´échanges commerciaux et culturels. Des Phéniciens et des Grecs s´installent dans la région dès 1200 avant J.C. L´avance des Celtes modifie les positions des autochtones, les Ligures.

 

L´âge de fer, de 900 à 500 avant J.C. prend place; s´en suit un grand brassage de peuples. Les Phocéens appellent les Romains à leur secours, les tribus celto-ligures les menacent. Les guerres qui s´en suivent génèrent des aménagements du territoire, routes, ponts et villes. Le pouvoir romain décline, les invasions commencent et suivent plusieurs siècles de violence en Provence. Les Alamans, les Francs puis les Burgondes, les Wisigoths, les Ostrogoths et à nouveau les Francs sévissent. Les populations se réfugient dans la montagne. Puis surgissent les Lombards et les Saxons après quelques trèves. Le Christianisme se diffuse et la conversion de l´ Empereur Constantin contribue à en faire la religion en place. S´en suit une profonde modification de la politique et de l´administratif. L´ardeur de la foi chrétienne se vivifie sensiblement. Les Sarrasins envahissent la vallée du Calavon et Apta Julia (Apt) est incendiée pour la deuxième fois. A la fin du neuvième siècle, elle est entièrement détruite.

A cette époque, la Provence devient une principauté indépendante. L´Empereur s´en occupe de loin. Le changement de millénaire se fait dans un calme relatif. Le pouvoir religieux domine toujours.
Au début du XIème siècle, on peut reconstruire les églises d´Apt et de Pertuis, ainsi que celles de nombreuses autres villes, grâce à de généreux dons. On utilise les pierres des carrières des Taillades et de Ménerbes. Le pouvoir seigneurial s´installe et profite des nombreux escarpements de la montagne Luberon pour construire ses places fortes et dominer. Des traités successifs morcellent la région. Les comtes de Forcalquier, de Provence et de Toulouse se la partagent.

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Découverte du grand Luberon en allant vers Cereste

Le XIIIème siècle voit l´économie locale se régénérer; on recommence à cultiver les terres et à défricher. Les ordres religieux participent activement à ces actions. Les villes s´ouvrent au commerce. Un équilibre s´installe entre le pouvoir en place et les inféodés.
Cette phase s´achève avec l´arrivée des papes à Avignon et trente ans plus tard, de la peste dont on accuse les Juifs; s´en suivent des représailles. Les règlements de l´église se rigidifient nettement. Des bandes armées sévissent pendant vingt ans, attaquant paysans et places fortes. Les campagnes sont dangereuses, la population se réduit considérablement.
Une certaine pacification s´opère vers la moitié du XVème siècle, dans la deuxième partie duquel se normalisent les activités, avec l´installation de plusieurs verreries et la dévastation des bois conséquente.
En 1481 le Comté de Provence est rattaché à la France et la densité de population s´accroît sensiblement.


Une nouvelle bourgeoisie substitue les familles en place. Les ordres religieux souffrent du manque de main d´oeuvre et ce sont les paysans des régions alpines qui descendent peupler et travailler les terres de Provence avec contrats à l´appui. Fait remarquable, ces paysans sont essentiellement des Vaudois, êtres humbles et efficaces qui firent prospérer la région. L´entente entre catholiques et ceux-ci est bonne mais la guerre civile s´approche.
En effet, au milieu du XIIème siècle, Pierre Valdo diffuse une dissidence religieuse et prône un certain détachement matériel; il fait rapidement école et de vives contestations du faste des instances religieuses fleurissent. Les sacrements, l´adoration de l´hostie, le baptême à la naissance, la papauté, la confession auriculaire etc..., sont remis en question. L´église réagit interdisant le prêche de ces idées. Une des principales idées du Valdéisme est la contestation du monopole de l´église sur les textes sacrés. Tout le monde doit pouvoir y accéder. Après quelques décennies, les Vaudois rallient le protestantisme et de dures luttes avec les catholiques se présentent pendant près de 80 ans.


Le XVIème siècle voit la fin des guerres de religions. Le pouvoir régional est centralisé à Aix, la noblesse prolifère, de nouveaux ordres religieux apparaissent, le pouvoir national renforce sa présence à Paris. Les persécutions sur les protestants se ravivent. Ignace de Foresta, à la fin du XVIIème, génère indirectement un fort courant de réforme culturelle dans le Luberon.
En 1720, la peste sévit pour la seconde fois et affecte beaucoup la région, générant morts et endettement.
A la révolution, les idées humanistes séduisent les Provençaux, mais dès que celle-ci se durcit, tous n´adhèrent plus. En 1790, Apt et Pertuis, toutes deux appartenant aux Bouches du Rhône, se disputent le pouvoir de chef-lieu. Apt l´emporte.


En 1792, les restes du schéma seigneurial sont annihilés, des châteaux sont détruits. En 1793, le département de Vaucluse est créé et  Apt en est un des chef-lieux. De nombreuses contestations de la convention voient le jour et des répressions y répondent. La fin du XVIIIème voit un grand défilé de dirigeants et de conseils, au gré des mouvements nationaux.
 

Le début du XIXème voit le brigandage sévir et son cortège d´insécurités. Cependant l´agriculture se redéveloppe, certaines industries aussi. Le développement des moyens et voies de transport, ainsi que le désintéressement des bourgeois pour la Culture provençale, génèrent un vaste exode rural à partir de 1850. La reconnaissance du pouvoir du second Empire est partielle et celui-ci réagit violemment. De nombreuses activités disparaissent, les types de cultures changent, la technique des terrasses disparaît entre 1914 et 1939.
La Résistance est très opérante et puissante dans la région pendant la seconde guerre mondiale, en effet les idéaux de Liberté y sont très vifs depuis fort longtemps.

 
Album photo du Luberon
  • Le Luberon au printemps landscape
  • Photo du Luberon landscape
  • Photo du Grand Luberon à proximité de MontJustin landscape
  • Photo du Luberon en Hiver landscape
  • Photo de Paysage d'automne sur le versant Sud du Luberon landscape
  • Vue sur le petit Luberon depuis une terrasse dans la campagne de Gordes landscape
  • Photo des gorges d'Oppedette sur fond de Luberon landscape
  • Photo d'une Campagnes au pied du Grand Luberon landscape
  • Photo de la Fin du Petit Luberon près du village de Maubec landscape
  • Photo du grand Luberon versant nord landscape
  • Passage entre le petit et le grand Luberon dans la combe de Lourmarin landscape
  • Le versant sud du Luberon landscape
  • Le Luberon vue de Buoux landscape
  • Falaise de Buoux landscape
  • Paysage du Luberon à l'automne landscape
  • Fin du Luberon a l'est du Village de Volx landscape
  • Photo du Luberon landscape
  • Photo du Luberon landscape
  • Photo Luberon Durance landscape