Une actualité du Luberon
Nous vivons des temps obscurs

27 NOVEMBRE 2015 - DEUIL
 

Être en guerre....on n'ose pas y croire
Et pourtant

Des victimes innocentes par dizaine au cœur de la capitale

Infiltrés de l'intérieur

Tueurs en série banalisés vouant un culte à la mort

Nous sommes désarçonnés
A pied

Abasourdi devant ce cauchemar éveillé

Soyons digne face à la Barbarie

 
L'après....
 
D'un régime de la douceur à un régime de la terreur.
Par delà la violence du choc, nous devons reprendre nos esprits et chercher à comprendre ce que nous sommes en qualité d'être humain.
Nous sommes associés que nous le voulions ou non à une guerre menée contre les fous de Dieu. Quel paradoxe n'est ce pas, alors que nous considérons l'image de Dieu comme un symbole de bonté.
 
Depuis des années les conflits menés sur plusieurs fronts nous ont exposé à combattre un ennemi diffus enveloppé dans des attributs religieux extrémistes. Des questions légitimes surgissent et entre autres celles de la fonction du religieux dans la société contemporaine?
Sommes-nous face à un nouvel affrontement entre religions ou sommes-nous juste dans le délicat passage d'un ancien régime vers un nouveau régime, plus éclairé dans la continuité des philosophes des lumières ?
 
Le choc de l'affrontement est peut-être une chance pour éveiller les consciences. 
Dans la suite du mouvement des indignés, nous devrions ne pas nous avouer vaincus face à la nouvelle barbarie et réfléchir aux mécanismes de gouvernance communicologique et consumériste...
 
Au cœur de ces nouveaux temps obscurs, des intellectuels à l'image de René Girard peuvent nous  permettent de mieux comprendre les mécanismes de la terreur en vue d'affronter avec clairvoyance les prochains jours. Inversons les paradigmes ! Soyons divins comme le chantait Claude Nougaro.
 
Pierre Jaccaud
 
 

Pour Girard, la rivalité entre les hommes, née du fait que chacun désire ce que désire autrui, se concentre sur la figure du « bouc émissaire », dont la mise à mort permet d’éviter la guerre de tous contre tous et la destruction de la société. Girard situe le lieu d’émergence du sacré dans ce sacrifice, à la suite de laquelle le bouc émissaire est sacralisé : il aura désormais vocation à protéger la réconciliation de la communauté, le rite permettant de réactiver le lien social, le mythe d’en conserver la mémoire.