Melon de Cavaillon melon du Luberon
Melon de Cavaillon melon du Luberon

Quand melon rime avec Cavaillon...

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C'est vrai qu'il est bon le melon de Cavaillon ! Et pourtant ce fruit est une cucurbitacée comme toute la famille des courges.

C'est ainsi qu'il a d’abord été considéré comme un légume. Il faut dire que les variétés de melon cultivées jusqu'au XVème siècle, ovoïdes et aqueuses, étaient peu sucrées et surtout consommées en salades poivrées et vinaigrées.

Même si le melon était déjà cultivé en Égypte 2700 ans avant notre ère et en Mésopotamie depuis 2000 ans avant notre ère. La zone géographique d'origine du melon n'est pas vraiment connue, mais il est fort probable que ce soit l'Afrique intertropicale de l'Est où il existe encore des variétés sauvages. 

A partir du XVIème siècle , une nouvelle variété de melon, ronde à chair orangée et savoureuse ramenée d'Arménie par des moines, est cultivée dans les jardins de la résidence d'été des papes à Cantalupo aux environs de Rome. De là, sa culture va se propager en Provence, dans la vallée du Rhône et le Languedoc, où les sols chauds et ensoleillés sont parfaits pour en faire le fruit mûr et sucré que l’on connaît aujourd’hui.

Puis le melon devint un met de choix, largement représenté dans moult natures mortes, apprécié des grands de ce monde et décrit par Voltaire comme une « outre de jus, un boulet de lumière, un chef d'œuvre de l'été ». Jusqu'à Alexandre Dumas qui appréciait tant les melons de Cavaillon qu'il demanda une rente viagère de douze melons par an en échange du don de la totalité de son œuvre publiée (près de 400 volumes) à la bibliothèque de la ville de Cavaillon. Ainsi est née la confrérie des Chevaliers du melon de Cavaillon. Toutes les années, durant le week-end précédant le 14 juillet, la cité cavare l'honore dans le cadre d'un véritable festival "Melon en fête".

C'est en général à partir de la mi-juin et jusqu'en septembre que l'on peut déguster les meilleurs melons, ceux de plein champ car ils bénéficient d'un ensoleillement naturel maximal.

Mais avant de le manger, en entrée ou en dessert, il faut savoir bien le choisir. Et c'est ainsi que l'on peut voir sur les marchés, les chalands soupeser et renifler à qui mieux mieux les melons exposés sur les étals. Car pour trouver le bon melon, il est important de vérifier son poids ; il doit être lourd, signe qu'il est gorgé de sève, de soleil et de sucre. Si une légère cicatrice, un petit éclatement de la peau à la base est perceptible, c'est encore mieux ! C'est en effet le signe que le melon est à son stade maximal de mûrissement. Vérifier aussi le « pécou » qui doit être prêt à se détacher. Et puis par-dessus tout, il y a le parfum...

© By Clin

Album photo du Melon de Cavaillon
  • Melon de Cavaillon
  • Melon de cavaillon
  • Melon de Cavaillon
  • Détail de la peau d'un melon de Cavaillon
  • Melon de cavaillon
  • le pécou du melon
  • Melon de cavaillon