Lichens du Luberon

Les lichens du Luberon, sont des véritables bio-indicateurs de la qualité de l'air...

Un lichen résulte de l'association symbiotique entre une algue chlorophyllienne microscopique et un champignon, ce dernier représentant plus de 90 % du lichen. La symbiose signifie qu'il y a des échanges bénéfiques au niveau nutritionnel entre l'algue et le champignon. En effet le champignon donne de l’eau et des sels minéraux à l'algue qui en échange offre au champignon certains aliments qu'elle a synthétisé grâce à l’énergie solaire. 


Les plantes vertes présentent à la surface de leurs feuilles une cuticule imperméable qui les protège. Les échanges avec l'atmosphère ne sont possibles qu'au niveau de structures particulières : les stomates. En effet chaque stomate présente une ouverture, l'ostiole, qui régule en se fermant plus ou moins, les échanges de la plante avec l'atmosphère en fonction de la luminosité, de l'humidité, de la chaleur et même de la pollution atmosphérique notamment au dioxyde de soufre.
Ainsi en cas de forte pollution atmosphérique, les stomates se ferment et limitent ainsi fortement l'absorption des substances polluantes.

Les lichens n'ont pas de cuticule et donc pas de stomate et par conséquent pas de moyen de réguler leurs échanges avec l'atmosphère. Ainsi en cas de pollution atmosphérique, même faible, ils absorbent les polluants ce qui peut aller jusqu'à les faire disparaître. C'est pourquoi les lichens peuvent être utilisés comme bio-indicateurs de la qualité de l'air.   A suivre ...

Album photos des lichens du Luberon
  • Lichens du Luberon
  • Lichens du Luberon
  • Lichens du Luberon (Xanthoria parietina)
  • Lichens du Luberon
  • Lichens du Luberon (Xanthoria parietina)