Le Gui, flore du Luberon

Le gui, un arbuste sur un arbre

Un arbuste sur un arbre, tel est le gui ! Exception à la vie végétale tant par sa morphologie que sa biologie, le gui est vénéré depuis la plus haute antiquité.

De son nom scientifique Viscum album, le gui est un arbuste semi-parasitaire qui utilise l’eau et les sels minéraux de son hôte, mais fait sa propre photosynthèse. Arbrisseau sans racines, il se fixe par un suçoir conique qu'il enfonce profondément dans le bois de son arbre hôte sans toutefois attaquer ses cellules ni décomposer son bois.

Une centaine d’arbres et arbustes offre le gîte et le couvert à cet extravaguant qui a toutefois des préférences pour les pommiers, peupliers, tilleuls, amandiers, aubépines ou encore sorbiers. Jamais vous n'en verrez sur les platanes ou les hêtres ! Et si d'aventure en levant les yeux, vous en découvrez sur un chêne, armez-vous d'un appareil photo et non d'une serpette, tant sa présence y est exceptionnelle.

C'est lors du solstice d'hiver, lorsque les fruits du gui sont devenus blancs, que les druides coupaient la plante sacrée en prononçant les mots « o ghel an heu », qui signifient littéralement que le blé germe dans la langue celte. Au fil du temps, cette expression s'est transformée pour devenir « au gui l'an neuf ».

Pour les peuples celtes, le gui possédait des vertus médicinales voire miraculeuses. Il servait de talisman pour chasser les mauvais esprits, purifier les âmes et guérir les corps. Les Gaulois le nommaient « celui qui guérit tout » et ils le recueillaient lors d'une grande cérémonie religieuse avec une faucille en or le sixième jour de l'année celtique.

 

Vous désirez utiliser ces photos pour vos documents PRO  ?
Solutions à partir de 10€ !
 

L'album photo du Gui, flore du Luberon
  • Gui
  • Gui
  • Gui
  • Gui
  • Gui