LE VAUCLUSE ET LES FRAISES, UNE LONGUE HISTOIRE...

Si une hirondelle ne fait pas le printemps, l'éclosion des fleurs d'amandiers et l'apparition des premières fraises sur les étals nous apprennent que bientôt il sera là !

Nous avons la chance dans le Vaucluse de pouvoir déguster des fraises très tôt. En effet, leur récolte commence souvent dès la fin du mois de février pour se prolonger jusqu'au début du mois de juin ; et à des prix relativement abordables puisque notre département en est le 4ème producteur national.

Si chacun s'accorde à dire que nous mangeons la fraise des bois depuis la plus haute antiquité, elle n'a commencé à être implantée dans les potagers qu'à partir du Moyen-Age. Mais ce n'est qu'au début du XVIIIème siècle que la fraise cultivée est apparue en France grâce à Amédée-François Frézier, esprit universel curieux de tout, qui ramena de son voyage au Chili cinq plants d’une nouvelle espèce de fraisier à gros fruits blancs.

On pourrait croire qu'Amédée-François Frézier a donné son nom à ces fruits délicieux, mais par un clin d'oeil dont l'histoire est friande, c'est l'inverse qui se produisit. En effet, un de ses ancêtres, Julius de Berry, servit à Charles III un plat de fraises des bois ; le roi, qui était simple, se régala tant que pour le remercier il l'anobli et lui donna le nom de Fraise.

C'est au XIXème siècle que la culture de la fraise avec de nombreuses variétés s'est répandue et qu'elle a fait son apparition dans le Vaucluse.

Nombre de petits agriculteurs cultivent des fraises sur notre terroir, et dès son apparition sur les marchés croquez dedans sans hésiter. Rafraichissantes, peu caloriques mais contenant du calcium, du phosphore, des vitamines B et K mais surtout encore plus de vitamine C que le citron, elles sont un régal pour les papilles.

Lorsque vous les achetez, elles doivent être brillantes, sans blessure et de consistance ferme. Avant de les préparer, passez-les sous l'eau sans les faire tremper et n'enlevez leur pédoncule qu'après les avoir lavées et égouttées.

Il existe plusieurs façons de les accomoder, mais la plus rapide et certainement la plus savoureuse est de les préparer juste avec un peu de sucre, ou comme cela se faisait souvent dans nos campagnes en les arrosant d'une « lichette » de vin rouge.

Et si l'on vous demande de « ramener votre fraise », ne venez pas forcément avec une charlotte ou une tarte !