La plus belle fête de l’année. Celle de l’espoir et de l’unité entre les hommes et la nature.
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Vendredi 9 Janvier 2009
Ste Alix
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La fête de l’espoir et de l’unité entre les hommes et la nature.
Que l’on soit croyant ou non, Pâques marque un changement visible et ressenti dans nos cœurs comme dans les paysages qui nous entourent.
Le renouveau de la saison avec ses multiples scènes attendrissantes et joyeuses s’accorde avec cette impatience, cette envie de projets qui nous animent tout à coup. Renaissance ponctuelle et attendue qui rythme avec bonheur les respirations de la vie.
Comme les fleurs des cerisiers, comme les grenouilles dans leur point d’eau, nous avons besoin de sortir, de nous habiller différemment, de bouger nos habitudes hivernales.
C’est le moment parfait pour un avant goût de vacances.
Quelques jours de promenades pour commencer la « belle saison », destination Provence, bien sûr !
Il offre à la fête une scène parfaite où le spectacle se joue sans entracte. Un spectacle « life » où les spectateurs/visiteurs y partagent les rôles avec les multiples acteurs de la nature…ainsi qu’avec les nombreux organisateurs de manifestations ludiques dans les villages.
Ainsi, à Bonnieux, le maintenant traditionnel marché aux potiers, avec ses très nombreux artisans, exposent dans une ambiance festive pendant le week-end pascal leurs œuvres variées.
Sur ce même marché, l’association pour la vieille église tient également un stand, qui contribuera à financer la suite des travaux déjà bien commencés pour la restauration de ses magnifiques cloches.
Alliance toute symbolique de la création artistique de nos artisans, de la rénovation des œuvres d’antan et de l’esprit de Pâques.
D’autres loisirs sont proposés qui réjouiront les petits et les grands : une chasse aux œufs (*) de Pâques dans le site magnifique du haut de Bonnieux, à côté de la vieille église (les parents sont acceptés…), sera surveillée débonnairement par – entre autre – l’âne" Pédro" qui participera grâce au Centre de Tourisme Equestre "Cheval Luberon".
(*) savez-vous que la coutume de l’œuf de Pâques date des chrétiens d’Egypte – les Coptes – au Xème siècle ?
Elles permettront aux visiteurs de découvrir les œuvres classées de la vieille église, tout en bénéficiant du panorama exceptionnel de l’endroit.
Et bien sûr, les restaurants, dont se sera le vrai lancement de la nouvelle saison, vous feront goûter l’agneau pascal traditionnel, cuisiné aux herbes de Provence dans les règles de l’art.
Ce mets de roi est incontournable pour fêter Pâques. Déjà nos grands-mères le cuisinaient traditionnellement accompagné de haricots blancs.
En Provence les recettes typiques sont variées, bien que toute bonne cuisinière vous assurera que « son » agneau est le vrai ! Toujours cette imagination libre des provençaux…mais on retrouve toujours les mêmes bases.
Ce plat succulent vient souvent après une entrée d’asperges qui commencent tout juste à pointer leur nez et quelques fraises finissent les agapes pour ouvrir le bal, un peu tôt, des délices de la belle saison. L’impatience chatouille également dans les bouches !
N’oubliez pas de faire un vœu lorsque vous croquez dans un fruit pour la première fois de l’année : c’est une coutume sympathique – et logique : l’espérance est compagne de souhait.
Outre les régals qui accompagnent les fêtes, comme nos œufs - cloches - poules et autres chocolateries qui ne font pas seulement plaisir aux enfants, il y a un peu partout dans le monde des traditions empruntes de la gaieté et de la tendresse que cette époque suscite.
Au Japon, le « hanami » (*), fête des cerisiers en fleurs, envahi le pays de la joie du printemps. Dans tous les parcs, les allées de cerisiers invitent à la promenade et à la fête. Un des endroits les plus connus pour la contemplation des fleurs se trouve à Tôkiô (**): « sakura-zaka », la pente aux cerisiers, Cet endroit est devenu le lieu de rendez-vous culte des jeunes amoureux. La tradition et la modernité se côtoient toujours au Japon : certains fiancés, habillés de leurs plus beaux atours, marchent lentement et sérieusement dans les allées parfaitement entretenues, se font des serments avec recueillement, d’autres sont un peu plus délurés !
(*) Le hanami, littéralement : contempler les fleurs, était un rituel religieux ( 800/1000) marquant l’arrivée du printemps. On célébrait l’augure des récoltes à venir en mangeant et buvant sous les arbres. A l’époque cette tradition n’était respectée que par les paysans pour les récoltes et par la haute société et la noblesse pour l’esthétique.
(**) On peut aussi citer Takato où 1500 cerisiers sont illuminés la nuit !
En Scandinavie, on s’envoie des cartes de vœux originales : ce sont des découpages, que l’on confectionne soi-même, réalisés dans une page pliée en quatre. Le résultat est une dentelle au centre de laquelle on inscrit son vœu en signant par autant de points que son prénom a de lettres. Celui qui reçoit la carte doit deviner le prénom, sinon il a un gage ! Les cartes sont parfois si sophistiquées que des expositions leur sont consacrées.
Au Danemark, sur une petite île du nom imprononçable de AEroei, les gens vont faire bouillir des œufs sur la plage (et pourtant il fait frisquet), et comme tout le monde en fait autant, cela donne une grande fête conviviale aux œufs durs.
A New-York, les gens revêtent leurs plus beaux habits et défilent dans les rues le long de la 5° Avenue ; C’est « l’Easter-Parade ».
Mais c’est en Russie que la célébration de Pâques atteint le plus d’éclat. Plusieurs grands romanciers, comme Tolstoï, Gogol, Dostoïevsky, ont d’ailleurs choisi la nuit de Pâques comme moment dramatique pour certaines de leurs œuvres. C’est là que le destin d’un personnage va être totalement bouleversé, l’instant où ses yeux s’ouvrent sur la réalité.
On pourrait bien sûr raconter des quantités d’histoires sur la façon dont les hommes de la terre célèbrent Pâques et le Printemps.
Tous ces rituels découlent pour la plupart des croyances religieuses ancestrales. Le temps a ouvert les frontières et les idées, les symboles se croisent et se transforment, mais le fond reste essentiel au cœur des hommes.
Mais puisque nous sommes en France dans une culture chrétienne, rappelons l’origine biblique de ces réjouissances, dont le puissant message donne à travers les âges des ailes aux hommes et à la nature toute entière.
Pâques est l’apogée de l’histoire de la vie de Jésus et des grands gestes d’amour qui l’ont animée. C’est l’évènement qui est au cœur de la foi chrétienne, qui pousse à l’espérance et ouvre à l’amour.
Jésus ressuscite, selon les écritures, après avoir été condamné par les hommes à mourir sur la croix.
Sa mission sur terre accomplie, Jésus accepte le supplice et par sa mort, délivre les hommes de la mort pour leur donner la Vie en abondance.
En fêtant la résurrection de Jésus, les Chrétiens fêtent la vie, la vie de Dieu qu’ils sont appelés à partager.
C’est également le moment choisi pour célébrer les baptêmes. Le moment de témoigner dans la joie, l’espérance et l’amour éternellement renouvelés.
Pâques oscille entre le 22 mars et le 25 avril et de sa date dépendent toutes les autres fêtes dites « mobiles ».
Cette année est particulière : les églises d’Orient et d’Occident vont fêter Pâques le même jour, dimanche 8 avril. Ce sera aussi le cas en 2010, 2011, 2014.
Comment cette date est-elle calculée ? Le principe a été établi en l´an 325, lors du concile de Nicée, sous l´empire de Constantin. Il fut alors décidé que cette date serait arrêtée "le dimanche suivant le 14ème jour de la Lune qui atteint cet âge au 21 mars ou après". Comme nous le savons, le calendrier a bien évolué... Aujourd´hui, il ne s´agit plus d´un calcul astronomique mais d´un calcul mathématique s´appuyant sur un ensemble de paramètres assez complexes.
Mais n’oublions pas que nos Pâques sont postérieures à la Pâque juive. Le nom Pâque vient de l’hébreu et signifie « passage ». Il commémore le passage de la Mer Rouge qui marqua la libération du peuple juif et l’émancipa de l’esclavage que l’Egypte lui imposait.
On peut sans doute se risquer à penser qu’en élaguant un peu/beaucoup, toutes les religions cherchent à signifier le même espoir.
Au-delà des différences culturelles, des coutumes aux couleurs locales, au-delà des mots et des croyances, un même courant d’espérance et de gratitude harmonise tous les hommes dans une foi universelle en la promesse de Pâques et du printemps.
- Dans le Kalevala, livre sacré des anciens finlandais, c’est de l’œuf que naquit le monde.
- Le bas de la coque forma le firmament sublime.
- Le dessus de la partie jaune devint le soleil rayonnant.
- Le dessus de la partie blanche fut au ciel la lune brillante.
- Tout débris taché de la coque fut une étoile au firmament.
- Tout morceau foncé de la coque devint un nuage de l’air…
- Et désormais le temps avança.
Ce mythe très poétique est tiré d’une information sur Internet
C’est en Ukraine que les œufs de Pâques sont le plus richement décorés.
- Les très estimés œufs « Fabergé» : On ne peut parler des œufs de Pâques sans citer les œuvres de Carl Fabergé. C’est en 1885 que le tsar Alexandre III commande à Carl Fabergé son premier œuf pour l’offrir à la tzarine Marie à l’occasion des fêtes pascales.
Cette coutume d’offrir des œufs le matin de Pâques et d’échanger trois baisers etait profondément ancrée dans les mœurs de la Russie orthodoxe.
Ce jour était considéré comme le plus important de l’année et l’œuf, symbole de la résurrection, en était l’élément essentiel.
Carl Fabergé s’inscrit donc dans une tradition déjà bien établie. Mais il va l’enrichir de son imagination débordante et de son infini créativité. (chacun des œufs contient une surprise magnifiquement ouvragée).
Alexandre III ne s’y trompe pas. Enchanté par la première création du joaillier, il lui en commande désormais une nouvelle année, et, après sa mort, son fils Nicolas II poursuit la coutume en offrant deux œufs, l’un à sa mère et l’autre à son épouse la tzarine Alexandra Feodorovna.
En 1985 Malcolm Forbs a déboursé 1.760.000 dollars pour « l’œuf au coucou »… (info : Guennady)
17-01-09 au 25-02-09
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Apt en Provence
Atelier d'Art Fernand Bourgeois
Infos :
04 90 04 37 14
Tourisme à Bonnieux, visite du village et découverte des curiosités et monuments. Le marché potier de Bonnieux à lieu tous les ans pour Pâques.