Nature et environnement en Luberon
Luberon by Philippe Clin

Les parcs naturels régionaux du Luberon et du Pilat nominés pour le prix européen Roger LÉRON 2016 du fait de leurs initiatives remarquables dans le domaine de l'énergie.

Le Prix Roger Léron organisé par la FEDARENE (fédération européenne des agences et des régions d'Europe pour l'énergie et l'environnement) récompense les actions locales en faveur du développement de l'énergie durable en Europe.

Pour sa deuxième édition, il a remarqué les Parcs naturels régionaux du Luberon et du Pilat pour leurs implication de longue date dans une approche territoriale de l'énergie concrétisée notamment par l'expérimentation d’un nouveau modèle économique de développement d’énergie renouvelable favorisant l’implication citoyenne tout en respectant les paysages et l’environnement des lieux : les centrales villageoises.

Un prix de la persévérance

Ce prix, créé en 2014, a pour vocation de récompenser en Europe un engagement proactif de longue date, ayant apporté une contribution fructueuse à l’énergie durable au niveau local et/ou régional. Ce prix concerne aussi bien une personne qu’une organisation.

L’idée consiste à démontrer que les échelons régionaux et locaux de gouvernance jouent un rôle central dans les questions énergétiques et climatiques.  Par leurs missions ou compétences dans de nombreux domaines (énergie, transports, logement…), leur proximité avec les citoyens,  leur connaissance approfondie du territoire et leur plus grande flexibilité comparée aux gouvernements nationaux, ils conduisent des actions concrètes et efficaces.

Le prix est donné à la mémoire de Roger Léron, homme politique drômois, pionnier du développement régional de l'énergie en Europe et décédé en octobre 2013. Profondément enracinée dans le développement local et régional, il militait pour une vision à long terme, garante d’une plus grande durabilité. 18 candidats européens repérés par la FEDARENE pour 2016, dont 2 Parcs naturels régionaux français

Le prix 2016 a été décerné parmi 18 candidats : 8 individuels, dont 2 français et 10 organisations dont 4 françaises au sein desquelles se trouvent 2 Parcs naturels régionaux:

le Parc naturel régional du Luberon
 Le Parc naturel régional du Pilat (candidature proposée par l'agence Rhônalpénergie – Environnement dont Roger Léron fut un membre fondateur en 1978 et président de 1992 jusqu’à son décès en 2013).

Ces candidatures reflètent l’engagement des Parcs naturels régionaux en faveur de la transition énergétique et ce depuis plus de 15 ans, Le Pilat et le Lubéron étant pionnier en la matière.

Si les Parcs ont été précurseurs dans la prise en compte de l’enjeu énergétique et climatique sur leur territoire, ils ont également démontré leur capacité à entraîner l’ensemble des acteurs de leur territoire, et notamment les citoyens, vers la réduction des consommations énergétiques et la production d’énergie renouvelable.

Dans le Luberon par exemple, l’expertise technique du Parc permet l’économie sur le territoire de plus de 2000 MWh par an et de plus de 500 tonnes par an de Gaz à effet de serre. La proximité et la disponibilité de l’équipe, sa capacité à apporter des réponses adaptées à chaque acteur du territoire, et en premier lieu à 40 communes de son périmètre (sur 77), sont les clefs de la réussite de l’action du Parc. 

En effet, dans le domaine de l’énergie, les Parcs ont su innover et continuent à innover, en adaptant à des innovations technologiques ou organisationnelles initialement conçues pour le milieu urbain à leurs contextes ruraux. C’est notamment le cas pour le Pilat qui a accueilli le premier démonstrateur  smart grid et le premier service d’autopartage en milieu rural de France.

Le Luberon et le Pilat font aussi partie de la dizaine de Parcs naturels régionaux qui, en Rhône-Alpes et en PACA, qui ont expérimenté un nouveau modèle économique de développement d’énergie renouvelable favorisant l’implication citoyenne tout en respectant les caractéristiques paysagères et environnementales des lieux : les centrales villageoises.

Les Parcs prouvent au quotidien, comme le savait déjà Roger Léron que l’approche territoriale et transversale de la question énergétique est primordiale pour réussir la transition énergétique.

Le prix Roger Léron 2016 revient toutefois à un Autrichien
M. Wolfgang Gilek, ancien commissaire à l’énergie du land autrichien de Styrie (Graz) remporte le prix. Architecte de formation, il a contribué à la création de plusieurs agences de l’énergie et a très vite compris que ses seules compétences techniques ne suffiraient pas à faire évoluer la prise en compte des enjeux énergétique et climatique. L’action politique était indispensable en complément.